PENSER DU BIEN FAIT DEJA DU BIEN

 

Stéphane, 42 ans - alcool

 

 

Moi, je picole. J’ai arrêté plusieurs fois, pas une goutte pendant des jours. Je n’ai jamais eu l’alcool mauvais, mais l’alcool con,

ça oui ! Je sais en dire des conneries quand j’ai bu mon coup. Il faut bien rigoler un peu ! Je suis le roi des cons, c’est mieux 4

que rien…

Il y a des gens qui ont l’alcool méchant, moi c’est l’abstinence qui ne me va pas. Plus rien pour me calmer les nerfs… Alors,

ça arrivait que ma main parte toute seule et je cognais. Parfois c’était ma femme qui prenait, jamais les gosses.

Après je chialais et je m’excusais comme le gros con que j’avais été. Valait encore mieux être bourré qu’enragé…

Alors je re-buvais.

Et puis mon docteur m’a parlé d’homme à homme, même si c’est une femme! Elle m’a regardé bien en face en me demandant si je n’en avais pas marre de me sentir comme une merde que je boive, ou que je ne boive pas. Sacrée façon de parler pour un toubib… mais au moins on s’est compris.

 

Et si tu choisissais de redevenir un homme droit, qui peut de nouveau se regarder dans la glace ?

 

Y’a bien longtemps que je ne me regarde plus. Ça ne m’intéresse pas de voir ma sale tronche d’alcoolo. D’abord, j’en voulais pas de son truc. Et puis ça m’a travaillé et j’ai fini par aller à une réunion ADDICT. Il faut le voir pour le croire : il y avait des chips, des chocolats, des bières, un grand cendrier devant la porte et un dé! Car, avant de boire une bière (obligé dans un verre) ou de sortir pour griller une clope ou de manger pour les accros à la bouffe, on lance le dé. Rien à voir avec le casino. Ah ça non ! Pour chaque chiffre il y a quelque chose à faire. C’est pas non plus un gage où t’as l’air con, c’est quelque chose de bien pour toi. Tu te prends une claque dans le coeur tellement que t’as plus l’habitude de faire tourner ta cervelle dans le bon sens. Je suis tombé sur le voeu. J’avais une vanne en tête comme toujours, mais elle est restée coincée dans mon gosier, devenu comme tout sec. En vrai, j’avais envie d’y croire et pas de faire l’imbécile comme d’hab. Et j’ai fait secrètement un voeu que je voulais vraiment et je me suis senti mieux dedans. Et j’ai pas eu besoin d’un miroir pour voir que je n’étais pas tout à fait foutu, que je pourrais redevenir un mec bien.

J’ai décidé de tenter ma chance et je me suis inscris au groupe.

Des

Accompagnement

Dépendances

Individuelles

Consciemment

Transformées

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